Non je ne suis jamais allé au Louvre pour y faire des photos, à vrai dire je n'y ai plus mis les pieds depuis quelques années. Je n'avais pas l'intention de m'y rendre dans 3 jours pour y faire des photos, pourtant cette nouvelle réglementation en cours d'application du célèbre musée fait parti des petites libertés qui nous échappent jours après jours. Cela me touche car je suis photographe passionné mais aussi citoyen, je pourrai avoir envie d'y faire des photos, photos d'oeuvres, photos d'ambiances... j'ai vu des photos extraordinaires pour le regard qu'elles portent sur le rapport de l'homme à l'art prisent dans des musées.
La passion photographique devient de plus en plus dure à assouvir dans notre société, je ne parle même pas de la pratique professionnelle qui est un véritable enfer compte tenu de la législation qui complique énormément le travail des photographes professionnels et même les photographes de presse. Interdiction de prendre telle façade en photo, interdiction de prendre des photos de la mairie de ma propre ville dans laquelle je vis depuis prêt de 30 ans, interdiction de prendre une photo de tel monument, "interdiction" de prendre des gens en photo dans la rue... Les effets paparazzi, télé réalité , star system on profondément modifiés les comportements des gens face à l'objectif photographique et les média de type télévisuels ou cinématographiques.
Doisneau s'il avait vécu 50 ans plus tard n'aurai jamais connu le destin qu'on lui connaît. Pure utopie de croire que l'on peu aujourd'hui photographier comme on le faisait il y'a 50 ans.
Il fut un temps ou l'on pouvait photographier à tout va si l'on avait la chance d'avoir accès à un matériel photographique, aujourd'hui que le matériel photographique s'est démocratisé et que tout le monde y a accès on ne peut plus rien prendre en photo.
Je ne suis pas d'un naturel si râleur que cela... d'ailleurs je ne râle même pas, je sais qu'il est des évolutions de notre société auxquelles nous ne pouvons rien en dehors de donner un grand coup de pied dans la table. Ce genre de petites libertés qui disparaissent jours après jours ne me réjouissent pas vraiment quand à l'image que je me fais de notre société dans 50 ans.
Je reste persuadé que les plus grandes périodes de liberté qu'ont connu notre société ont eu lieu il y'a 30 ou 40 ans et que depuis, peu à peu nous tournons le dos à la société utopique dont nous rêvions tous.
Mes sources : Renaud de Spens, Wikipedia

Oui c'est de la tristesse et surtout de l'incompréhension, il y a quelques années je ne sais pas si c'est toujours le cas il fallait payer un supplément pour accéder en haut du Mont Saint Michel si nous avions un appareil photo cela m'avait indigné à l'époque. C'est encore un bout de notre liberté qui s'enfuit.
A+